Reliae, du récit... à la reliure

Reliae, du récit... à la reliure

Donner, recevoir : première thématique du blog

 

Logo-Festidoni petit format.jpgA l'occasion et en partenariat avec le Salon Festidoni qui aura lieu le 30 avril prochain au Centre Social du Grand Saint Antoine à Marseille, seront publiés régulièrement sur le blog Reliae des articles, des témoignages, des illustrations artistiques ou autres, des exemples d'initiatives sur la thématique : donner, recevoir.

 

Nous allons donc explorer au fil des semaines et au travers de supports variés si possible (textes, images, sons, vidéo) les différentes facettes de ce double mouvement caractéristique des relations sociales : donner et recevoir.

 

Le forum dédié permettra à chacun de pouvoir compléter, interpréter, apporter sa contribution ou son témoignage sur le sujet. 

 

Julie.

 

Plus d'information et liens internet :

 

 


 

Pour voir une vidéo de présentation du projet c’est ici

Lien vers le site internet Festidoni.fr

Lien faire le Facebook

Pour soutenir le projet et la campagne de crowdfounding c’est par là

 

 


01/03/2016
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Témoignage, Festidoni de l'intérieur

C'est à partir du mois de septembre dernier que j'ai commencé à participer régulièrement à l'aventure Festidoni.

 

J'ai rencontré Géraldine pour la première fois au mois de juin à une terrasse de café. Elle m'a présenté son projet  : organiser un salon par et pour le don au Parc Chanot à Marseille.

 

 

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J'avoue qu'au début, je ne comprenais pas bien tous les tenants et aboutissants du projet tellement il semblait complexe. Il y avait des aspects auxquels je n'adhérais pas comme la possibilité qu'une grosse entreprise comme Total par exemple puisse contribuer au projet si elle le souhaite. D'autres aspects me semblaient vagues notamment sur la manière dont le projet allait pouvoir se mettre en place et à quoi le salon allait ressembler.

 

Mais j'ai apprécié son enthousiasme, sa spontanéité et sa confiance aussi. Et puis, je m'intéressais personnellement à la thématique. 

 

J'avais en tête la triple obligation de Marcel Mauss, donner, recevoir et rendre. (J'ai prévu de publier un ou plusieurs articles sur l'Essai sur le don (1924) de Marcel Mauss et son influence sur les sciences sociales à l'époque et aujourd'hui encore).

 

Or Géraldine, ne me parlait que de donner et recevoir. C'est même le but du projet, faciliter la circulation des dons (biens, temps, argent) en ôtant l'obligation de rendre d'une part mais aussi toute sorte d'obligation puisqu'il s'agit de permettre à chacun de se sentir libre de donner et/ou recevoir s'il en a l'envie, la possibilité et/ou le besoin.

 

image bonhomme.jpg

 

Une première réunion a été organisé au mois de septembre avec les personnes que Géraldine avait réuni autour du projet pour décider du nom de l’événement et du nom de l'association porteuse. Nous nous sommes réunis au parc du Palais du Pharo et après quelques heures d'intense remue méninge collectif, le nom de Festidoni est né aussi bien pour l’événement que pour l'association.

Je ne connaissais personne sauf Géraldine que j'avais vu un fois seulement mais je me suis tout de suite sentie à l'aise. C'est certainement le côté décontracté et familiale de la réunion en extérieur, dans un parc avec des enfants.

 

Et puis, au fur et à mesure, un noyau de personnes s'est formé autour du projet. De réunion d'intelligence collective à des séances de co-création collaboratif sur SDM tools, l'outil internet créé pour l'occasion, le concept s'est affiné, précisé, concrétisé jusqu'à aboutir au site internet et au lancement officiel de l'événement.

 

              travail collectif.jpg                            enfant monde.jpg

 

Cette première phase a été complexe, laborieuse car elle a nécessité de notre part à chacun individuellement et collectivement de tourner le concept dans tout les sens, d'en comprendre les différents aspects, de se l'approprier même si certaines choses nous bousculaient et nous bousculent encore dans un sens ou un autre. Ça ne s'est pas déroulé sans difficultés, freins et questionnements propre à tout projet collectif et humain mais toujours avec bienveillance, considération et respect mutuel.

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Ce que je retiens aujourd'hui, c'est que Festidoni est avant tout une très belle aventure humaine à travers laquelle j'apprends beaucoup de choses des uns et des autres, du collectif et de la thématique en elle-même. Cette richesse me nourrit et m'aide à progresser aussi bien personnellement qu'intellectuellement.

 

J'ai notamment appris une chose importante : je n'ai pas besoin d'adhérer à tous les aspect du projet pour pouvoir m'impliquer parce que la curiosité et l'expérience est plus forte et parce que je peux choisir à tout moment mon niveau d'implication. Je fais ce que j'ai choisi de faire dans le projet et non pas par obligation. J'apprends à lâcher prise, ça fait du bien quand j'y parviens :o)). 

 

C'est cette richesse que je souhaite partager sur ce blog.

 

Merci à toutes celles et ceux qui ont participé de près ou de loin à cette première phase : Géraldine, Assia, Richard, Laura, Magali, Inès, Sébastien, Nhat, Sylviane, Pek, Anne-Marie, Aurélien, Muriel, Hayette, Annie-Claude, Yoann, Jade et j'en oublie encore...

 

Et merci par avance à toutes celles et ceux qui rejoindront l'aventure.

 

Julie.

 photo festidoni.jpg

 

 La photo d'une équipe qui ne se prend vraiment pas au sérieux !!!

 


 

 

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02/03/2016
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Donner, recevoir : la base d'une relation équilibrée ?

Nous cherchons toutes et tous à avoir et maintenir des relations équilibrées avec notre entourage, que ce soit auprès de nos proches, dans nos relations professionnelles, amicales ou même de voisinage.

 

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Au contraire les relations déséquilibrées sont sources de souffrances, de malentendus, de tensions voir de conflits et de séparations.

 

Alors se pose la question de savoir ce qu'est et comment vivre des relations plus équilibrées.

 

Je trouve que le témoignage de Philippe Garric est une bonne introduction à la thématique. Je vous propose une retranscription de la vidéo qu'il a publié sur sa chaîne Youtube  (lien vers la vidéo) comme première base de réflexion sur le sujet.

 

Pour lui, c'est l'équilibre entre ce qui est donné et ce qui est reçu qui est la base d'une relation saine.

 

Il cite 6 raisons qui explique les déséquilibres dans les relations :

 

1. Je donne beaucoup trop - trop de temps, d'argent, de sacrifices...

 

2. Je donne mal, ce qui est donné ne correspond pas à ce que l'autre veut recevoir

 

3. Je donne pas assez, ne fait pas assez d'efforts, ou pas les efforts justes pour nourrir la relation

 

4. Je donne juste en quantité et qualité mais je ne permet pas à l'autre de me donner. Je suis celui/celle qui offre mais ne reçoit pas.

 

5. L'autre me donne mais je n'accepte pas ce qui m'est donné : "Merci", "il ne fallait pas"

 

6. Je ne me rend pas compte que l'autre est en train de me donner

 

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Il propose 4 causes possibles expliquant ces déséquilibres :

 

1. C'est comme si je n'étais pas légitime à être là ou je suis. J'ai donc tendance à faire beaucoup plus, créant un déséquilibre.

 

2. La peur de perdre (l'autre, son travail...), la peur de manquer. L'impression de vivre dans la pénurie. "Pas tant parce que ce travail me plaît, parfois il ne me plaît même pas, mais parce que si je n'ai pas ça, je n'ai plus rien."

 

3. Quelque chose de l'ordre de l'ignorance ou méconnaissance : il pensait par exemple que si sa compagne était la bonne personne, tout devait rouler, qu'il n'y avait pas d'efforts à fournir.

 

4. Je reproduis ce que j'ai vu faire, mes parents, d'autres salariés... alors que ce comportement n'est pas adapté à la personne ou à la situation en face de moi à ce moment là.

 

 

Lorsque l'on parle d'équilibre dans le donner et recevoir, il n'est bien sûr pas question de comptabiliser la valeur de ce qui est donné. Il parle plutôt d'équilibre subjectif, c'est-à-dire qu'il fait référence à notre senti.

 

La question à se poser alors est : "Est-ce que dans cette relation là, je me sens bien avec ce qui est donné et ce qui est reçu?"

 

- Si je me sens frustré(e), c'est peut-être parce que je ne reçois pas assez en qualité ou en quantité

- Si je sens un espèce de speed à l'intérieur, c'est peut être que je donne trop

 

Il se peut aussi que j'ai l'impression d'être dans un équilibre dans la relation entre donner et recevoir mais que mon partenaire n'ait pas cette impression là. En parler permet d'ouvrir un espace d'échange pour trouver ensemble une manière d'équilibrer le donner et recevoir dans la relation.

 

Selon son expérience, équilibrer le donner, recevoir, ce n'est pas du donnant/donnant qui consiste à penser que puisque j'ai donné ça, l'autre devrait me donner. Pour lui, ça ne peut pas marcher.

 

Alors comment équilibrer le donner et recevoir dans une relation saine ?

 

Pour que l'équilibre soit sain, il est nécessaire que tout ce qui est donné soit donné avec l'élan du cœur.

 

donner son coeur.jpg

 

"Je donne parce que je suis juste nourri de l'élan de donner, et que je ne donne pas pour avoir un merci, je ne donne pas pour que l'autre me rende, je ne donne pas encore une fois pour réparer quelque chose, compenser quelque chose. Je donne parce que j'ai juste l'élan de donner."

 

C'est l'élan mutuel de se donner ou pas qui va faire que soit la relation grandie de manière saine, de manière malsaine ou bien qu'elle s'arrête.

 

"Je n'ai donc rien à exiger de l'autre. Ce n'est pas parce que je lui donne qu'il doit me donner, je peux lui exprimer ma frustration, faire des demandes, lui indiquer des pistes sur ce qui permettrait pour moi de nourrir cet équilibre là."

 

Et de conclure, "Je ne peux pas exiger ça de l'autre si je souhaite une relation saine, une relation vivante."

 

Merci Philippe pour cette vidéo.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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02/03/2016
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Atelier maroquinerie avec Valérie

Un samedi après-midi à l'atelier - boutique Famethic au 6 boulevard de la Liberté proche de la gare Saint Charles, Valérie, maroquinière autodidacte, nous accueil pour un atelier pour adulte façon "Do It Yourself" (Fais le toi-même !)

 

 

 

Le principe est simple, permettre aux personnes intéressées de fabriquer elles-mêmes un objet en cuir de son choix : porte-carte, porte monnaie, pochette à chéquier ou à tabac.

 

sacs.JPG               portes monnaie.JPG

 

A la fin, les participants repartent avec leur réalisation en ne payant l'objet qu'au prix coûtant, c'est-à-dire en payant les frais de la matière première et de l'atelier sans la main d’œuvre. Une bonne manière d'apprendre tout en personnalisant sa création pour soi-même ou pour offrir à un être cher.

 

J'avais déjà participé à un des ateliers de Valérie l'année dernière pour fabriquer un porte-cartes. Très utile, je l'utilise d'ailleurs en permanence. J'avais beaucoup aimé l'atelier, le travail du cuir et apprécié son approche, je suis donc revenue une seconde fois.

 

Elle commence par nous présenter les différents modèles qu'elle nous propose de réaliser pendant l'atelier, le plus dure étant de choisir !! En attendant, elle étale une peau sur le sol, il s'agit de la moitié d'une peau de vache et nous montre les différentes parties du corps et ce qu'on peut faire avec.

 

"Le maroquinier est le seul à utiliser toutes les parties de la peau, il n'a quasiment pas de chute contrairement aux autres métiers du cuir comme le cordonnier ou ceux qui ne font que des sacs par exemple."

 

Elle nous montre ensuite les différents cuirs et tannages qu'elle a, des cuirs plus fins aux plus épais selon où il se situe sur le corps et selon l'animal et qui déterminera son utilisation, le grainage de la peau (emprunte naturelle de la peau), les rides, cicatrices et défauts possibles. 

 

 

cuir vache.JPG                         choix cuir.JPG

   
                                        

"Les animaux d'élevage industriels ne peuvent pas faire un beau cuir, elles doivent être bien traitées et bien nourries sinon ça se voit sur la peau."

 

On y apprends qu'il existe une charte que les éleveurs doivent respecter s'ils veulent valoriser la peau de leurs animaux. Cette charte va de l'équilibre alimentaire aux conditions de vie (elles ne peuvent pas rester enfermées dans un hangar) en passant par l'absence de marquage de la peau (fers, barbelés...) et l'absence de maladies comme la teigne qui marque fortement la peau.

 

"Un cuir entretenu dure 30 ans, un cuir non entretenu 10 ans."  

 

Après le choix du modèle et du cuir, nous passons tout d'abord à la découpe à partir des patrons, puis nous faisons les trous dans le cuir pour la couture avant de finir par l'installation de la fermeture à pression et la couture croisée. Valérie fait tout à la main à l'aide de cutters et ciseaux, d'emporte-pièce et d'une riveteuse pour les fermetures à pression.

 

 

 decoupe.JPG       trou2.JPG        trou.JPG

 

Et voilà le résultat ! Pas mal, hein pour des débutantes ?

 

model fini.JPG                   fini2.JPG

 

Un grand merci à Valérie pour avoir partagé avec nous un peu de son quotidien et de son savoir-faire

 

Pour plus d'information :

http://www.famethic.com/

 

 

L'enregistrement audio avec les participantes de l'atelier, Virginialda et Laura

 

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08/03/2016
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Sculptures du livre échange

Rencontre avec l'association Art Book Collectif et leurs bornes de livre échanges, dont la plus connue est la Girafe en haut de la Canebière. Mais Zarafa III et Marcel ne sont pas les seuls, il y a aussi le Rhinocéros bicorne du Frioul, la Sirène du Théâtre Silvain et le Gabian de la Casa Consolat.

 

 

          zarafa.JPG                        plaque zarafa.JPG
            
            

 

 

Qu'est ce qu'une borne de livre échange ?

C'est un support, en l'occurrence une sculpture, permettant à tout ceux qui le souhaite de déposer ou de prendre des livres en libre service.

 

Une bonne manière de recycler les livres qui encombrent sans pour autant les jeter à la poubelle et parfois de trouver de petites perles rares. Mais au delà de ça, C'est aussi une manière de se réapproprier l'espace public en créant des espaces de rencontre et d'échange autour du livre.

 

 

         Gabian_termine-fb62f-fa01b.jpg                              Sirene_et_borne_installe_rhulredim.jpg

 

 

L'originalité des projets d'Art book collectif est de matérialiser ces bornes par des sculptures artistiques ayant un lien historique ou imaginaire avec la ville de Marseille. 

 

       

        rhino.jpg

  

 

Et en bonus quelques enregistrements sonores :

 

Le premier est assez drôle et donne une idée des différentes stratégies créées autour des livres de la Girafe.

 

 

Et un premier micro-trottoir, il y en aura certainement d'autres...

La qualité n'est pas très bonne, il y avait beaucoup de vent et j'ai fait l'enregistrement avec les moyens du bord !!

 

 

Un grand merci à Art Book Collectif pour ce beau projet.

 

http://www.artbookcollectif.marsnet.org/spip/

 

 

 books.jpg

 

 

 

 

 

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19/03/2016
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